Télétravail et productivité : 7 informations à retenir des employés canadiens 

Publié le 2021-03-24 par Sonia Navarrete

Depuis le début de la pandémie, les employeurs tout comme les employés se demandent quel est l’impact du travail à distance sur la productivité. Nous avons interrogé plus de mille employés canadiens pour obtenir leur avis sur la question et mieux comprendre la façon dont ils utilisent les outils de collaboration, de réunion et de visioconférence

Productivité et télétravail

Nous allons également aborder les compétences qu’ils ont acquises pendant la pandémie ainsi que l’évolution des processus de recrutement et d’intégration pour ces rôles changeants.

Voici ce qu’on peut en retenir :

  • Les employés sont partagés : 34 % d’entre eux pensent que travailler à la maison les rend plus productifs, contre 33 % qui pensent qu’ils sont moins productifs.
  • 44 % des employés au Canada ont développé au moins une nouvelle compétence pendant la pandémie.
  • 21 % des employés ont changé de travail depuis le début de la pandémie.

Productivité et télétravail

1. Est-on plus productif quand on travaille depuis son domicile?

Les résultats de notre enquête révèlent que plus d’un tiers (34 %) des employés ayant commencé à travailler de la maison pendant la pandémie considèrent qu’ils sont plus productifs chez eux qu’au bureau. 33 % d’entre eux se déclarent plus productifs quand ils travaillent sur site, tandis que le tiers restant n’a observé aucune différence en termes de productivité.

Parmi les employés qui se déclarent plus productifs depuis chez eux, la raison invoquée à 71 % est l’absence de distractions par rapport à un environnement professionnel. Les autres raisons de cette hausse de productivité sont imputées aux horaires flexibles à 68 % et enfin l’absence de trajet quotidien jusqu’au bureau à 66 %.

2. Les distractions de la vie domestique

Cela peut sembler curieux, voire contradictoire, mais pour les personnes interrogées, les distractions excessives sont à l’origine de la baisse de productivité, un aspect cité à hauteur de 52 %. Parmi les facteurs secondaires, on peut inclure la charge de travail à gérer (45 % des réponses) et un manque d’interaction en personne avec les responsables (45 %).

Il est évident que les distractions provoquent une baisse critique de la productivité, mais chacun semble les vivre différemment. Par exemple, les familles monoparentales qui ont dû s’occuper de l’enseignement de leurs enfants pendant la pandémie ont bien plus tendance à préférer travailler sur site pour être productives (55 %) si on les compare aux personnes en couple, avec ou sans enfants à charge (33 %). Une fois la pandémie enrayée, il faudra que les employeurs soient conscients de la situation personnelle de leurs collaborateurs au moment d’élaborer des stratégies de travail à distance.

3. 52 % des personnes interrogées utilisent des outils numériques pour gérer leur charge de travail

Logiquement, le bon outil peut avoir un impact notable sur la productivité. Les employés canadiens ont adopté une sélection de logiciels pour les accompagner pendant la pandémie.

Étant donné que bon nombre des personnes interrogées ont eu du mal à gérer leur charge de travail, 52 % d’entre elles ont opté pour des méthodes numériques. Parmi les outils les plus couramment utilisés, on peut citer : les calendriers électroniques (tels que les calendriers inclus dans les logiciels de courrier électronique, utilisés par 19 % des personnes interrogées), les outils de gestion de tâches (15 %), les logiciels de gestion de projets (11 %) et les feuilles de calcul (7 %). Cependant, 30 % des employés canadiens préfèrent malgré tout utiliser du papier et un crayon, et 17 % se passent d’outils et se fient à leur mémoire pour garder trace des tâches à réaliser.

73 % des personnes interrogées ont adopté un outil de stockage ou de transfert de fichiers. Autant d’entre elles (73 %) s’appuient sur des outils de communication tels que des logiciels de visioconférence, de communication interne, ou de VoIP. Ces familles de logiciels ont gagné en popularité pendant la pandémie en raison de la prédominance du travail à distance et s’avèrent nécessaires pour entretenir de bonnes relations professionnelles et, de ce fait, de bons niveaux de productivité.

4. Le choix de logiciels affecte la productivité

Les résultats de notre enquête révèlent que certains outils sont tout simplement moins populaires que d’autres. Seules 37 % des personnes interrogées utilisent un logiciel de management des idées tandis que 44 % ont opté pour un logiciel de gestion de projets. Ces statistiques se reflètent dans les comptes rendus des employés sur leur propre productivité. En outre, 33 % de ceux qui se sentent moins productifs déclarent qu’en raison du travail à distance, « il est plus difficile d’exprimer sa créativité et d’organiser des sessions de brainstorming ».

En dépit du large éventail d’outils disponibles, 56 % des employés ayant commencé à travailler de chez eux à cause de la pandémie signalent qu’ils étaient mieux installés sur leur lieu de travail. Cela varie selon le secteur d’activité : 66 % des employés en comptabilité révèlent qu’ils étaient mieux installés au bureau, tandis que 53 % des employés du secteur de la fabrication préfèrent leur environnement domestique. 

Une fois que la pandémie sera enrayée et que les entreprises se seront adaptées à de nouvelles façons de travailler, la meilleure configuration pour chaque type d’employé et leur emplacement sera un élément clé à prendre en considération par les employeurs.

5. 44 % des employés ont développé au moins une nouvelle compétence pendant la pandémie

La pandémie de COVID-19 a été une source de perturbations de taille dans tous les secteurs. Par conséquent, de nombreux employés ont dû acquérir de nouvelles compétences de travail à domicile pour respecter les pratiques sanitaires, s’adapter aux nouvelles réalités économiques ou parce que leur travail a changé de façon significative.

Au Canada, 44 % des employés ont développé au moins une nouvelle compétence pendant la pandémie. Pour 54 % d’entre eux, c’est l’employeur qui leur a proposé de recevoir une formation. Les deux compétences les plus couramment développées reflètent l’expansion du travail à domicile et la situation sanitaire actuelle : 33 % des employés ont développé des compétences informatiques et logicielles. La santé et le bien-être arrivent en deuxième position avec 18 % des votes.

Parmi les autres compétences numériques populaires, on peut citer : le développement de sites Web et d’applications (16 %), la cybersécurité (16 %), l’analyse de données (13 %) et les réseaux sociaux (13 %).

6. Un employé sur cinq a changé de travail

Alors que le COVID-19 a généré bien des inquiétudes économiques, 21 % des employés canadiens interrogés ont changé de poste. Cependant, certains groupes de travailleurs dévient de la moyenne : par exemple, 35 % des directeurs d’entreprises ont trouvé un nouveau poste, tout comme 31 % des employés du secteur hôtelier. 17 % des employés de ce secteur ont été licenciés ou mis au chômage technique contre 6 % dans l’ensemble. Les employés dont le revenu annuel ne dépasse pas 25 000 $ par an (12 % des personnes interrogées) et les travailleurs à mi-temps (11 %) ont aussi été plus affectés. Les jeunes travailleurs ont également ressenti ces perturbations. En effet, 39 % des 18 à 25 ans et 29 % des 26 à 35 ans ont changé de poste pendant la pandémie.

7. Le processus d’embauche est dominé par le numérique

Parmi ceux qui ont changé de poste, 75 % d’entre eux ont indiqué que certains aspects du processus de recrutement et d’intégration s’étaient déroulés en ligne. Dans l’ensemble, 25 % d’entre eux révèlent que le processus d’intégration pour leur nouveau poste s’est entièrement effectué en personne, mais ce chiffre peut être faussé par des cas particuliers, comme les foyers gagnant moins de 25 000 $ par an, où ce chiffre atteint 46 %. À l’inverse, pour les employés de bureau, ce chiffre n’est que de 6 %. 

Parmi les éléments numériques les plus courants, on peut citer le processus de dépôt de candidature (46 %), puis la sélection et l’entretien d’embauche (40 %) et la préparation de la documentation du nouvel arrivant (31 %).

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Méthodologie

L’enquête Capterra « HR: a New Era » 2021 a été menée en janvier 2021.

Au Canada, 1 012 employés âgés de 18 à 65 ans ont répondu à notre enquête.

Nous avons interrogé des employés de petites entreprises comptant 2 à 250 collaborateurs dans les pays suivants :

  • Allemagne (1 098 réponses)
  • Royaume-Uni (1 050 réponses)
  • Canada (1 012 réponses)
  • France (1 001 réponses)
  • Italie (1 000 réponses)
  • Espagne (999 réponses)
  • Brésil (994 réponses)
  • États-Unis (922 réponses)
  • Pays-Bas (883 réponses)

Les réponses fournissent un échantillon représentatif, par âge et par genre, de la population de chaque pays. Les questions ont été rédigées de façon claire et simple afin que chaque participant puisse les comprendre pleinement.

 

Cet article peut faire référence à des produits, programmes ou services qui ne sont pas disponibles dans votre pays, ou qui peuvent être limités par les lois ou règlements de votre pays. Nous vous suggérons de consulter directement l'éditeur du logiciel pour obtenir des informations sur la disponibilité du produit et le respect des lois locales.

À propos de l'auteur

Analyste de contenu senior pour Capterra, elle aide les PME à choisir les meilleurs logiciels. Publiée dans Raconteur, Computer Weekly et IT Pro. Journaliste et RP.

Analyste de contenu senior pour Capterra, elle aide les PME à choisir les meilleurs logiciels. Publiée dans Raconteur, Computer Weekly et IT Pro. Journaliste et RP.